Samatan, la cité du foie gras et du tourisme vert.

 

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UN PEU D'HISTOIRE...

Voici en quelques lignes les événements et quelques uns des hommes qui ont marqué l'histoire de Samatan.

Samatan a conservé peu de traces de son passé, pourtant son origine est antérieure aux grandes invasions durant lesquelles le village fut ruiné une première fois en 507.

Au Xème siècle, Samatan fut édifiée en place forte, la cité était alors très prospère, elle abritait plusieurs couvents et pas moins de quatre églises.

 

 Le prince Noir

Le château de Samatan était la résidence favorite des comtes de Comminges. L'un d'eux, Pierre Raymond II, s'illustra sur le champ de bataille face aux anglais. C'est pour se venger de lui, que le Prince Noir, fils ainé du roi d'angleterre et prince de Galles, détruisit la cité en 1355.


Le blason de Samatan était celui
des Comtes du Comminges,
la mention Pietas et Justicia fut rajoutée au XIX
e.

Après ce terrible désastre, Samatan fut peu à peu reconstruite par les comtes du comminges. Le comté fut érigée en fief par Louis XI en 1443 et Samatan devint Ville Royale en 1528.

 

François de Belleforest

Buste de François de Belleforest sur
la place de Samatan qui porte son nom.

La renaissance arrive au XVIe siècle et c'est dans les murs de Samatan que naît en 1530 François de Belleforest. Ce poète, humaniste gascon, historien et traducteur, enfant de Samatan, est par la qualité de son oeuvre un des poètes français les plus remarquables de la Renaissance.

Il est en autre l'auteur de la "Cosmographie Universelle" et des "Histoires Tragiques" dont Shakespeare aurait puisé le thème d'Hamlet.


Issu d'un milieu non aristocratique, Belleforest écrivait pour vivre et c'est sans doute pour cela qu'il est aujourd'hui moins connu que certains de ses comtemporains. Mais peu importe, François de Belleforest est un de nos grands poètes et nous profitons encore de ses vers.

"Allez mes aignellets pour ce coup je vous quitte,
Et vous chiens garde corps de ma troupe petite,
Soignez votre troupeau, veillez et conduisez,
Et sur mes grands béliers de bien près advisez,
Car je quitte le Tarn et la Sabe et Garonne,
Loth, Baïse, le Gers, Bondiat et Dordonne,
Et tous les beaux coteaux d'autour de Sammathan,
Qui foisonnent en vins, et en bleds, chascun an."

Déjà, François de Belleforest disait sa tristesse de quitter notre belle région, un sentiment que connaissent beaucoup de samatanais à toutes les époques... A noter que la plupart des vignes ont été arrachées, le vin foisonnait sans doute comme l'écrit notre illustre concitoyen mais il n'était pas fameux...

 

Des siècles terribles
Au XVIe siècle, avec les guerres de religion, Samatan va, à nouveau, connaître des jours terribles. Le 20 octobre 1589, le capitaine protestant de Sus, qui se cache à Mauvezin, attaque Samatan, massacre des catholiques et s'empare de la ville. Il brûle l'église, les couvents, détruit le reste des fortifications et pille les réserves des maisons.

L'histoire de Samatan se poursuit au XVIIe ou malheureusement la ville comme le pays tout entier connaissent de nombreuses calamités : deux épidémies de peste, des grands froids, de terribles innondations dont une en 1770 détruit la moitié des maisons du Marcadieu.

A la révolution, Samatan, cité commerçante, voit se développer le marché noir. En 1796, un certain nombre de samatanais se joignirent aux royalistes, ils furent décimés par les forces révolutionnaires.

En 1814, les anglais repassent à Samantan. L'armée du Général Wellington (futur vainqueur de Waterloo) fit halte à Samatan alors qu'elle poursuivait les soldats du Maréchal Sault. Heureusement pour la ville, l'anglais ne fit qu'une halte à Samatan et repartit le lendemain épargnant Samatan déjà détruite six siècles plus tôt par un autre anglais, le terrible Prince Noir

 

Des jours plus calmes
Au XIXe siècle, furent construites les trois anciennes halles qui aujourd'hui encore embellissent Samatan. La plus ancienne, la halle aux grains (1860) servait de grenier à grain, la halle aux marchands (1878) abritait les forains les jours de marché et la halle aux veaux sur la place du foirail accueillait comme son nom l'indique les maquignons. Cette dernière se distingue des deux autres par sa structure métallique.


Le marché aux veaux couvrait toute la place du Foirail
(photo extraite de Samatan d'hier à aujourd'hui de R.Daubriac)

La halle aux grains est aujourd'hui aménagée en cinéma (2 à 3 scéances par semaine : voir la rubrique Loisirs et Sports), la halle aux marchands est devenue la salle des fêtes de Samatan et la halle aux veaux abrite un laboratoire d'analyses médicales. Les trois halles rénovées sont aujourd'hui très belles, leurs briques donnent à Samatan sont aspect pitorresque du midi toulousains.

L'ancienne église de Samatan dont la charpente datait du XIIe siècle, son état de dégradation inquiètait les responsables samatanais. Il fut donc procédé à quelques réparations au cours desquelles les entraits des fermes principales furent tout simplement supprimés ! L'édifice n'y résista pas et les murs donnèrent rapidement des signes d'affaissement très inquiètants. L'église fut détruite vers 1870, la construction de la nouvelle s'acheva en 1890. Il nous reste des gravures du milieu du XIXe sur lesquelles apparaissent l'ancienne église.


Le centre de Samatan en 1830, à gauche la halle
aujourd'hui disparue et au fond le profil de l'ancienne église.
(photo extraite de Samatan d'hier à aujourd'hui de R.Daubriac)

Une autre réalisation très importante à la fin du XIXe est la voie de chemin de fer (Réseau des chemins de fer du Sud Ouest) reliant Boulogne sur Gesse à Toulouse et qui passait à Samatan. La voie fut démontée en 1949 et remplacée par un service de bus plus économe. Mais pendant à peine plus de 50 ans cette ligne eut une grande importance. C'est en train que les toulousains venaient au marché et repartait vers la grande ville avec leurs volailles souvent vivantes (on imagine facilement l'ambiance dans le train).


A l'intérieur du train menant à Samatan.
(photo extraite de Samatan d'hier à aujourd'hui de R.Daubriac)

 
La gare de Samatan.
(photo extraite de Samatan d'hier à aujourd'hui de R.Daubriac)

Ce chemin de fer fut crucial surtout pendant la guerre ou les citadins privés de tout venaient à la campagne et notamment à Samatan pour s'approvisionner.

 

Les guerres mondiales
Le XXe siècle, ne fut pas moins cruel que les autres. Soixante huit samatanais périrent sur les champs de bataille. Nous réalisons l'horreur de cette guerre en rapprochant ce chiffre à celui du nombre d'habitants de Samatanen 1911 : 2085 ! C'est un homme adulte sur cinq qui est mort au combat sans compter ceux qui furent blesser. Autant dire qu'il y avait une victime dans chaque famille.

La guerre de 39-45 fit dix neuf autres victimes parmi les samatanais et 168 des 307 déportés gersoisne sont jamais revenus des camps nazis.
Pendant la guerre les comportements de tous ne furent pas exemplaires, Samatan, ville rurale donc privilégiée vit se développer le marché noir et un maquis "jambon" ainsi surnommé car ces maquisards là étaient plus préoccupés par leur propre enrichissement que par la victoire face aux nazis. Mais attardons nous plutôt sur les actes héroïques de certains samatanais et ils furent très nombreux.
Le Docteur Deumié, installé à Samatan en 1926, est inscrit dès les débuts de la guerre dans l'armée secrète. Il transmet des renseignements, des armes et de l'argent aux résistants locaux. Les résistants arrivent chez lui pour voir "le lapin du docteur" (mot de passe de reconnaissance). Il évite à certains samatanais le STO, cache des soldats alliés, organise des fuites vers l'Espagne et assiste le maquis Raynaud de Meilhan (voir rubrique "aux alentours" circuit N°3).

D'autres samatanais se sont illustrés pendant la guerre, J. d'Antin de Vaillac délivre des lombeziens que les allemands voulaient exécuter à titre d'exemple après l'assassinat d'un soldat allemand. La balle qui avait tué le soldat était allemande!

De nombreux autres samatanais ont eux aussi lutté contre l'occupation allemande: ils abritent des juifs, alimentent la Résistance ou tout simplement refusent le marché noir et livrent toutes leurs productions aux services du rationnement.

 

Voilà résumés rapidement quelques évènements de l'Histoire samatanaise. Je vous conseille vivement la lecture du livre de Mr René Daubriac (maire de Samatan) "Samatan, d'hier à aujourd'hui" qui m'a guidé pour rédiger ces lignes. Sa lecture vous apprendra de nombreuses choses et anecdotes sur Samatan et son auteur vous fera partager l'amour de sa ville.

 

 

 

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